L’indigent et le délinquant

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De nombreuses lois ont été votées ces dix dernières années en matière de procédures pénales qui ont en commun de mettre en place un contrôle policier des populations en situation de marginalité et de déboucher sur une conception des rapports sociaux qui désigne les pauvres et les exclus comme des délinquants en puissance.

Contrôles et fichages de la population issue des quartiers dits «  en difficulté  », des enfants scolarisés, des parents démissionnaires, sont les seules réponses apportées par les gouvernements successifs à l’approfondissement des dégâts provoquées par les politiques libérales de destruction des services publics.

Ces différentes lois modifient en profondeur les missions et les modes d’intervention des professionnels de l’action sociale, de la santé ou de l’éducation et engendrent un processus de marchandisation de l’intervention sociale. La chasse aux fraudeurs s’impose alors comme une nécessité financière et morale.

C’est à la compréhension de ce processus que cette Note de la Fondation Copernic veut participer. Elle remplirait sa fonction si elle permettait que s’engage parmi les professionnels de la justice, de l’action sociale, les élus et les associations qui luttent contre les ravages du libéralisme, une analyse des causes et des moyens de lutter contre la pénalisation de la pauvreté et la marchandisation du social.

Les auteurs :

  • Michel Chauvière, sociologue, ancien président des «  États généraux du social  »
  • Didier Gelot, économiste
  • Catherine Lebrun, syndicaliste SUD-ANPE
  • Benjamin Poiret, directeur de cabinet, Mairie de Paris (2001-2008)
  • Évelyne Sire-Marin, magistrate
  • Mylène Stambouli, maire-adjointe Ville de Paris  ; chargée de la lutte contre l’exclusion (2001-2008)

  • Parution : septembre 2008
  • Pages : 144 pages
  • Format : 10,5×16,5
  • ISBN : 978-2-84950-16-27
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