Blanquer ne censurera pas les sciences sociales

Les sciences sociales sont aujourd’hui menacées, dans leur fondement et leur avenir. 
La réforme Blanquer des programmes de sciences économiques et sociales réduit la sociologie, la science politique, l’ethnologie, l’anthropologie, à quasi-rien, pour accroître la part de l’économie d’entreprise. Ce qui reste des sciences sociales est défait de toute perspective critique, alors que la critique des sens communs constitue leur fondement même.
A terme, en université, en recherche, les filières de sciences sociales, se verront très marginalisées, car les lycéens formatés au monde de l’entreprise plutôt que formés aux sciences sociales, déserteront nos filières. Les enseignantes et enseignants de SES en lycée déjà résistent, et ils ont mille fois raison.
Ce qui se passe est grave. Pouvons-nous laisser faire ?