23 mai 2012

Le gouvernement va légiférer sur les retraites. Tant mieux, mais cela reste très insuffisant. Les régressions de la réforme Sarkozy demeurent pour l’essentiel inchangées. Or, les moyens financiers existent pour assurer, avec 37,5 annuités de cotisation, une retraite à 60 ans pour chacun-e. C’est une question de volonté politique. Il s’agit, aussi, d’un choix de civilisation.
L’ouvrage Copernic-Attac paru en 2010 le démontre en détail et retrouve donc son actualité. En voici une présentation, avant les prochaines mobilisations pour défendre ces analyses et ces propositions :
"Depuis 1993, les « réformes » du système de retraites se suivent… et se ressemblent. Pour l’avenir, de nouvelles mesures s’apprêtent à remettre en cause le droit à la retraite à 60 ans et à rallonger encore la durée de cotisation des salariés du privé comme des fonctionnaires. Face à l’augmentation du nombre de retraités, il s’agit fondamentalement pour le gouvernement de baisser le montant des pensions.
La paupérisation des retraités est programmée. Le système par répartition basée sur la solidarité entre les générations est ainsi petit à petit vidé de son contenu.
Si l’objectif de le remplacer par un système par capitalisation a pris du plomb dans l’aile avec la succession de crises financières, il n’est cependant pas abandonné.
Des « réformes systémiques » du système par répartition sont, de plus, envisagées qui en transformeraient la logique avec l’instauration d’un régime à points ou à « comptes ». D’autres solutions existent pourtant, comme ce livre le montre, à condition de lever plusieurs tabous.
Elles supposent un nouveau partage de la richesse produite en s’attaquant aux revenus financiers, ce qui est possible par l’augmentation des cotisations.
Elles supposent aussi un partage de l’emploi en cessant de focaliser sur l’augmentation de l’emploi des seniors, pour viser à réduire le chômage, notamment celui des jeunes, et à améliorer le taux d’emploi des femmes en même temps que leurs conditions d’emploi. Il s’agit donc de travailler moins longtemps et non pas plus quand la productivité augmente et de mieux répartir emplois et revenus.
Ce livre, qui s’appuie sur les chiffres du rapport d’avril 2010 du Conseil d’orientation des retraites (COR), en fait la démonstration."
Les auteurs :
Parution : avril 2010
Editions : Syllepse
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