Tag cloud
Veuillez activer Flash et Javascript pour afficher le nuage de tags
Thématiques

Service minimum

21 mars 2012

envoyer l'article par mail
Version imprimable de cet article

Mesure visant à limiter le droit de grève des salariés.

La loi restreignant le droit de grève dans les transports est l’un des premiers actes législatifs de l’équipe Sarkozy (été 2007). C’est elle qui conduit au fameux « désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit » de Nicolas Sarkozy, en juillet 2008, quelques jours avant le vote d’une autre loi rendant obligatoire l’organisation d’un service minimum d’accueil des enfants dans les écoles primaires et maternelles.

L’équipe Sarkozy vend son projet en promettant trois heures de transport matin et soir, en cas de grève. En fait, la loi ne garantit rien en ce sens, car ce n’est pas possible sauf à interdire totalement la grève à des centaines de milliers de cheminots, agents de la RATP, personnel des transports urbains…Ainsi, un seul train qui roule impose la présence de nombreux cheminots pendant, mais aussi avant et après son trajet (préparation, rotation, maintenance des rames).

On le voit, le « service minimum » ne vise pas à améliorer le service rendu aux usagers. À travers des obligations supplémentaires, l’objectif est de casser la dynamique propre à un mouvement de grève et de limiter les résistances collectives. En multipliant par trois le délai nécessaire entre l’avis à la direction et le premier jour de grève, la loi applicable dans les transports aggrave une disposition de 1963, et transforme déjà en « mouvements non légaux » les grèves démarrées spontanément, en réaction à des faits graves. Les directions d’entreprise utilisent souvent ce délai pour multiplier les pressions sur les salariés. D’autant qu’une partie du personnel est assujetti à une déclaration individuelle d’intention de faire grève, 48 heures avant (comme dans les écoles).

Partout, on retrouve cette même volonté d’individualiser l’action collective qu’est la grève pour la rendre plus difficile.

Article extrait de la Note Copernic, Sarkozy : bilan de la casse, Syllepse, 2012.

envoyer l'article par mail
Version imprimable de cet article

Inégalité professionnelle : Les femmes, grandes perdantes de la réforme du marché du travail

12 mars 2013

Par Fondation Copernic,

C’est l’un des engagements de François Hollande : construire l’égalité professionnelle et lutter contre la précarité des femmes. Elles sont les premières à subir les temps partiels imposés, avec leur lot (...)


Accord national interprofessionnel : vers un régime néolibéral du travail ?

2 mars 2013

Par Laurent Garrouste,

Pour Contretemps, Laurent Garrouste, co-auteur de la Note Copernic sur l’ANI, décrypte l’accord national interprofessionnel signé par le patronat et trois organisations syndicales représentant une (...)


Réunion publique unitaire contre l’ANI le 28 février à La Bellevilloise

18 février 2013

Par Fondation Copernic,

Appel unitaire contre l’Accord national professionnel(ANI) : le collectif unitaire à l’origine de cet appel, et de la pétition que chacun-e est appelé-e à signer et à faire circuler, organise un (...)


Un accord qui oublie l’égalité hommes - femmes

30 janvier 2013

Par Fondation Copernic,

La ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, se félicite (1) de l’« avancée décisive » qu’aurait constituée, sur la question du temps partiel, l’accord social du 11 janviersigné entre le (...)


Un accord "donnant-perdant" pour les salariés

18 janvier 2013

Par Fondation Copernic,

L’accord du 11 janvier signé par le patronat et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC et CFTC) est une étape dans les relations sociales françaises. Rarement, un accord de ce niveau aura entériné autant de (...)


Agenda

Vendredi 24 mai 20:30-21:30

Emission Radio Copernic : "Les mouvements de jeunesse : des Indignés aux Occupy"

Mardi 11 juin 19:00-21:30

10e et dernière séance de la Saison 2012-2013 du Séminaire Copernic : "Qui peut-on manger ? Sur les conditions de l’usage de l’animal comme aliment"

Mardi 31 décembre

Pétition : Mobiliser ou réquisitionner 100 000 logements vacants

Mardi 31 décembre

Pétition : "Travailler tue en toute impunité : pour combien de temps encore ?"

Inscription Newsletter